Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Pau, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H2c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 36 422 logements collectifs à Pau (82 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 53 % à Pau — de l'ordre de 23 481 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 12 % des DPE à Pau — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
La part de propriétaires bailleurs approche 62 % à Pau (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
Cette page traite immeuble de rapport détenu par un bailleur privé : rendement, calendrier locatif : l'angle est resserré volontairement, pour éviter de rejouer à Pau un guide national déjà disponible sur le pilier.