Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Ozeville, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation, et les données d'Ozeville le montrent nettement. On relève 67 résidences principales recensées, un rattachement intercommunal à CA du Cotentin, 74 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Ozeville est crédible.
Trésorerie du projet à Ozeville : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle auxquels la VMC participe.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 5 400 € pour la pose d'une ventilation mécanique à Ozeville, soit 270 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Exigence opposable à Ozeville : un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la pose d'une ventilation mécanique qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.37 personne(s) par résidence principale à Ozeville, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 110 m², que la pose d'une ventilation mécanique doit être dimensionné.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Ozeville relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la pose d'une ventilation mécanique s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Point de vigilance financier à Ozeville : des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 540 € à 1 080 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Sur le cas type retenu à Ozeville — 110 m² en zone H1a — la pose d'une ventilation mécanique porte sur environ 4 bouche d'extraction. Au prix de marché observé, 900 à 1 800 € par bouche d'extraction, le poste ressort entre 3 600 € et 7 200 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.