La lecture du parc complète l'analyse : 175 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 37 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 38 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Oyes, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Oyes sur un logement de 120 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.65 personne(s) par résidence principale à Oyes, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 120 m², que la remise à niveau d'un logement mis en location doit être dimensionné.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Oyes suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 636 500 € revient à 31 825 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 1591 % du plafond applicable à Oyes pour le logement loué. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 7 DPE publiés par l'ADEME à Oyes, soit 175 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Oyes relève de la zone H1b, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Trois pièces décident du versement à Oyes : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Oyes, en zone H1b, cela ramène 12 000 à 18 000 kWh par an, valorisés 1 289 € à 1 933 € au tarif conventionnel 2026.