Le chiffrage type publié sur cette page part de 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Orto, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Orto, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 210 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Orto relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation du plancher bas s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Base ADEME : 7 diagnostics enregistrés à Orto, soit un taux de 184 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur intervenant en sous-sol est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation du plancher bas (deux à quatre jours).
La part de propriétaires occupants — 98 % à Orto — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 37 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Structure du parc d'Orto : 100 % de maisons individuelles, soit environ 38 logements sur 38 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation du plancher bas, le poids réel de la hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire dans les projets déposés.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 265 € à 530 € à Orto, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour l'isolation du plancher bas à Orto, élargir la consultation à l'ensemble du département (Corse-du-Sud) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.