Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 110 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Orléat, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, l'isolation thermique par l'extérieur facturé 23 940 € TTC à Orléat supporte 1 248 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.37 personne(s) par logement en moyenne à Orléat, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². L'isolation thermique par l'extérieur se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Orléat. L'ITE pesant environ 23 940 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Statut d'occupation à Orléat : 844 logements occupés par leur propriétaire, soit 89 % du parc. La décision d'engager l'isolation thermique par l'extérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Dans l'ordonnancement du chantier à Orléat, l'isolation thermique par l'extérieur mobilise un façadier RGE pendant quatre à sept semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Point de vigilance financier à Orléat : l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 394 € à 4 788 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Amortissement à Orléat : le poste de 23 940 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 197 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3,7 m².K/W sur mur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.