Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Orgueil, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le volet ressources : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Orgueil », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 179 850 € à 359 700 € sur le chiffrage retenu à Orgueil — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.54 personne(s) par logement en moyenne à Orgueil, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². Un programme voté en assemblée générale se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le solde se finance : à Orgueil, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le programme collectif contribue déjà à 1 530 € d'économie annuelle attendue.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Orgueil, le programme collectif en absorbe environ 4496 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Trois pièces décident du versement à Orgueil : le devis portant un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle, l'attestation RGE de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et la levée des réserves lot par lot. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Orgueil, sur une base de 115 m² en zone H2c, un programme voté en assemblée générale représente de l'ordre de 109 lot principal. Multiplié par un prix unitaire de 9 000 à 24 000 €, on obtient une fourchette de 981 000 € à 2 616 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
La séquence prime sur la vitesse : un programme voté en assemblée générale occupe un maître d'œuvre mandaté par le syndicat durant dix-huit à trente mois, études comprises à Orgueil. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.