Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : un bassin de travaux structuré autour de CC Pays d'Orange en Provence, 7 272 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 53 % du parc, de l'ordre de 7 081 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Orange, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Orange sur un logement de 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.17 personne(s) par logement en moyenne à Orange, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Qui décide, et donc qui finance : 48 % de propriétaires occupants à Orange, soit environ 6 588 logements. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Orange, sur une base de 110 m² en zone H3, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 3 417 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 75 174 000 € à 153 765 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Orange, le gaz couvre 51 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 42 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Combien de logements concernés ? À Orange, 7 272 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (53 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la remise à niveau d'un logement mis en location produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Exigence opposable à Orange : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Orange, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.