Sur ce territoire, la typologie dominante du parc détermine la part de logements disposant d'une toiture exploitable en propre. On relève 60 résidences principales recensées, 65 % de maisons individuelles, 11 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Olmo est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Olmo, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le choix du scénario change l'assiette : à Olmo, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le photovoltaïque chiffré autour de 6 750 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Olmo, sur une base de 110 m² en zone H3, une installation photovoltaïque en autoconsommation représente de l'ordre de 3 kWc installé. Multiplié par un prix unitaire de 1 900 à 2 600 €, on obtient une fourchette de 5 700 € à 7 800 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 6 750 € pour une installation photovoltaïque en autoconsommation à Olmo, soit 338 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un taux d'autoconsommation supérieur à 60 % soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écart entre profils est considérable à Olmo : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour une installation photovoltaïque en autoconsommation, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Qui décide, et donc qui finance : 53 % de propriétaires occupants à Olmo, soit environ 32 logements. Pour une installation photovoltaïque en autoconsommation, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Contexte urbain à Olmo : 60 résidences principales pour 138 habitants. Sur une installation photovoltaïque en autoconsommation, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Olmo, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de une installation photovoltaïque en autoconsommation et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.