La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Olmeto. On relève 131 diagnostics publiés par l'ADEME, 68 % de maisons individuelles, 2.05 personne(s) par logement, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Olmeto est crédible.
Nous raisonnons à Olmeto sur un logement de 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Olmeto, sur une base de 105 m² en zone H3, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 35 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 980 000 € à 1 925 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Olmeto, en zone H3, cela ramène 9 245 à 13 355 kWh par an, valorisés 993 € à 1 434 € au tarif conventionnel 2026.
Dans l'ordonnancement du chantier à Olmeto, la sortie d'une étiquette F ou G mobilise un accompagnateur agréé et un groupement RGE pendant quatre à huit mois, audit compris. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Ne signez pas la réception sans le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant : c'est la pièce que l'instructeur exige à Olmeto avant de libérer le solde, lequel peut représenter jusqu'à 32 000 € pour un profil bleu et 18 000 € pour un profil violet sur 40 000 € HT d'assiette.
Exigence opposable à Olmeto : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Amortissement à Olmeto : le poste de 1 452 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 72 625 € par an. Encore faut-il que l'atteinte d'une étiquette D au minimum reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 145 250 € à 290 500 € sur le chiffrage retenu à Olmeto — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.