Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation, et les données d'Oizon le montrent nettement. On relève 98 % de maisons individuelles, 332 résidences principales recensées, 664 habitants, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Oizon est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Oizon, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Amortissement à Oizon : le poste de 5 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 270 € par an. Encore faut-il que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Dans l'ordonnancement du chantier à Oizon, la pose d'une ventilation mécanique mobilise un ventiliste RGE pendant trois à cinq jours. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
La part de propriétaires occupants — 72 % à Oizon — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la pose d'une ventilation mécanique, soit environ 240 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Rapporté au plan de financement, la VMC représente de l'ordre de 14 % du montant plafonné retenu à Oizon. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 4 320 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 2 430 €.
Trésorerie du projet à Oizon : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels la VMC participe.
Le choix du scénario change l'assiette : à Oizon, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la VMC chiffré autour de 5 400 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
À la réception à Oizon, le document déterminant est la mesure des débits bouche par bouche. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.