à Nozay, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 77 % de propriétaires occupants, 68 % de maisons individuelles, environ 944 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Nozay est crédible.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Nozay », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.49 personne(s) par logement en moyenne à Nozay, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Nozay, sur une base de 115 m² en zone H1a, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 648 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 14 256 000 € à 29 160 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
La structure énergétique locale (45 % gaz, 7 % fioul, 1 % réseau de chaleur à Nozay) explique pourquoi la remise à niveau d'un logement mis en location n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 21 708 000 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Nozay, soit 1 085 400 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Solde du dossier à Nozay : la pièce déterminante est le constat de décence après travaux. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 170 800 € à 4 341 600 € sur le chiffrage retenu à Nozay — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Nozay correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.