Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Nonancourt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « installation pompe à chaleur à Nonancourt », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : le dimensionnement recopié sur la puissance de l'ancienne chaudière oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 1 260 € à 2 520 € à Nonancourt, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Nonancourt, la part de maisons atteint 69 % du parc (730 logements). Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, cela signifie que l'implantation acoustique de l'unité extérieure conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Énergie de chauffage en place : 46 % du parc reste au gaz ou au fioul à Nonancourt, soit près de 480 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
La structure énergétique locale (44 % gaz, 2 % fioul, 10 % réseau de chaleur à Nonancourt) explique pourquoi l'installation d'une pompe à chaleur air/eau n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Nonancourt, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 620 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Nonancourt, sur une base de 110 m² en zone H1a, l'installation d'une pompe à chaleur air/eau représente de l'ordre de 7 kW de puissance calibrée. Multiplié par un prix unitaire de 1 400 à 2 200 €, on obtient une fourchette de 9 800 € à 15 400 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Nonancourt, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 12 600 € comme la PAC air/eau, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.