Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 77 % de propriétaires occupants, 6 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.23 personne(s) par logement, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Noiron est crédible.
La lecture du parc complète l'analyse : environ 20 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Val de Gray, 231 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Noiron, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Noiron, sur une base de 110 m² en zone H1c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 39 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 092 000 € à 2 145 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Noiron relève de la zone H1c, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Amortissement à Noiron : le poste de 1 618 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 80 925 € par an. Encore faut-il que l'atteinte d'une étiquette D au minimum reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Exigence opposable à Noiron : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
À la réception à Noiron, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 161 850 € à 323 700 € à Noiron, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Sur la facture, ce poste vaut 1 327 € à 1 917 € par an à Noiron : la sortie d'une étiquette F ou G couvre 45 à 65 % des consommations, soit 17 845 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1c.