Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Nogaret, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, la proportion de maisons individuelles mesure le gisement réel de façades traitables par l'extérieur. On relève 2.40 personne(s) par logement, 3 diagnostics publiés par l'ADEME, un rattachement intercommunal à CC Aux sources du Canal du Midi, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Nogaret est crédible.
La part de propriétaires occupants — 92 % à Nogaret — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation thermique par l'extérieur, soit environ 37 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 3 DPE publiés par l'ADEME à Nogaret, soit 75 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un façadier RGE, dont l'intervention sur l'isolation thermique par l'extérieur dure quatre à sept semaines.
Trésorerie du projet à Nogaret : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle auxquels l'ITE participe.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.40 personne(s) par logement en moyenne à Nogaret, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². L'isolation thermique par l'extérieur se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Nogaret relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation thermique par l'extérieur s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Amortissement à Nogaret : le poste de 25 080 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 254 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3,7 m².K/W sur mur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 508 € à 5 016 € sur le chiffrage retenu à Nogaret — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.