La part de maisons individuelles conditionne directement le nombre de projets décidables sans assemblée générale, et les données de Nay le montrent nettement. On relève 750 diagnostics publiés par l'ADEME, environ 445 logements chauffés au gaz ou au fioul, 2.00 personne(s) par logement, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Nay est crédible.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « rénovation d'ampleur maison à Nay », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Solde du dossier à Nay : la pièce déterminante est la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur le traitement complet de l'enveloppe d'une maison chiffré 68 250 € TTC à Nay, cela correspond à environ 3 558 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Structure du parc de Nay : 57 % de maisons individuelles, soit environ 907 logements sur 1 589 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, le poids réel de l'échafaudage et l'occupation du logement pendant le chantier dans les projets déposés.
Côté performance, le traitement complet de l'enveloppe d'une maison pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Nay en zone H2c, cela représente entre 10 636 et 15 364 kWh évités par an, soit 1 142 € à 1 650 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Trois pièces décident du versement à Nay : le devis portant un métré contradictoire des quatre parois déperditives, l'attestation RGE de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE et la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'écueil le plus coûteux reste le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 6 825 € à 13 650 € sur le chiffrage retenu à Nay — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Amortissement à Nay : le poste de 68 250 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 3 413 € par an. Encore faut-il que un métré contradictoire des quatre parois déperditives reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.