Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Nantes, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté éligibilité : pour « isolation des combles à Nantes », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le choix du scénario change l'assiette : à Nantes, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec les combles chiffré autour de 3 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Qui décide, et donc qui finance : 36 % de propriétaires occupants à Nantes, soit environ 62 514 logements. Pour l'isolation des combles, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Base ADEME : 130 235 diagnostics enregistrés à Nantes, soit un taux de 754 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un isolateur RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation des combles (un à trois jours en soufflage).
Même projet, aides très différentes : sur l'isolation des combles à Nantes, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Nantes correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation des combles rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Sur le cas type retenu à Nantes — 100 m² en zone H2b — l'isolation des combles porte sur environ 60 m² de plancher de combles. Au prix de marché observé, 25 à 75 € par m² de plancher de combles, le poste ressort entre 1 500 € et 4 500 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 65 277 logements à Nantes sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 38 % du parc. Pour l'isolation des combles, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.