L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénover une maison ancienne à Murs », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 171 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Pays d'Apt-Luberon, 524 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Murs, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Structure du parc de Murs : 90 % de maisons individuelles, soit environ 171 logements sur 191 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le poids réel de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés dans les projets déposés.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 262 € à 4 524 € à Murs, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Une moyenne de 1.97 personne(s) par logement à Murs : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 avec le reste du bouquet.
Amortissement à Murs : le poste de 22 620 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 131 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Dans l'ordonnancement du chantier à Murs, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 mobilise un artisan formé aux enduits chaux-chanvre pendant dix à seize semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Murs relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Côté performance, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Murs en zone H3, cela représente entre 7 191 et 11 300 kWh évités par an, soit 772 € à 1 214 € de facture en moins au tarif de référence 2026.