Le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation, et les données de Muchedent le montrent nettement. On relève 81 % de propriétaires occupants, 14 diagnostics publiés par l'ADEME, 53 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Muchedent est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Muchedent, sur une base de 115 m² en zone H1a, la pose d'une ventilation mécanique représente de l'ordre de 4 bouche d'extraction. Multiplié par un prix unitaire de 900 à 1 800 €, on obtient une fourchette de 3 600 € à 7 200 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'écueil le plus coûteux reste des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 540 € à 1 080 € sur le chiffrage retenu à Muchedent — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Muchedent, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 700 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Muchedent est rattachée à CC Terroir de Caux. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la pose d'une ventilation mécanique et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la pose d'une ventilation mécanique traite 8 à 15 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Muchedent, en zone H1a, cela ramène 2 298 à 4 309 kWh par an, valorisés 247 € à 463 € au tarif conventionnel 2026.
Amortissement à Muchedent : le poste de 5 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 270 € par an. Encore faut-il que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Trois pièces décident du versement à Muchedent : le devis portant un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux, l'attestation RGE de un ventiliste RGE et la mesure des débits bouche par bouche. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.