Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : un bassin de travaux structuré autour de CA du Grand Angoulême, 176 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 907 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Mornac, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Exigence opposable à Mornac : R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation par l'intérieur qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 26 % du plafond applicable à Mornac pour l'ITI. Traduit en aide effective, cela donne 8 400 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 4 725 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
La part de propriétaires occupants — 85 % à Mornac — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation par l'intérieur, soit environ 786 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Amortissement à Mornac : le poste de 10 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 525 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Trois pièces décident du versement à Mornac : le devis portant R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu, l'attestation RGE de un plaquiste RGE et le test d'étanchéité à l'air après pose. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 € sur le chiffrage retenu à Mornac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Base ADEME : 164 diagnostics enregistrés à Mornac, soit un taux de 176 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un plaquiste RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'isolation par l'intérieur (deux à quatre semaines).