Sur ce territoire, l'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives. On relève 69 % de propriétaires occupants, 1 884 habitants, 854 résidences principales recensées, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mormoiron est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Mormoiron, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Trois pièces décident du versement à Mormoiron : le devis portant une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible), l'attestation RGE de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre et le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 23 595 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Mormoiron, soit 1 180 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
À la réception à Mormoiron, le document déterminant est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Guichet compétent : CC Ventoux Sud, dont dépend le territoire à Mormoiron. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
La séquence prime sur la vitesse : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 occupe un artisan formé aux enduits chaux-chanvre durant dix à seize semaines à Mormoiron. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Mormoiron, en zone H3, cela ramène 7 509 à 11 800 kWh par an, valorisés 806 € à 1 267 € au tarif conventionnel 2026.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Mormoiron, sur une base de 110 m² en zone H3, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 121 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 15 730 € à 31 460 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.