Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Morlaix, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 100 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 400 kWh par an, soit près de 1 330 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Morlaix, la part de maisons atteint 50 % du parc (4 059 logements). Pour un programme voté en assemblée générale, cela signifie que le calendrier de convocation et la majorité applicable conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Côté performance, un programme voté en assemblée générale pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Morlaix en zone H2a, cela représente entre 7 891 et 12 400 kWh évités par an, soit 847 € à 1 332 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de un programme voté en assemblée générale. À Morlaix, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, un programme voté en assemblée générale à Morlaix suppose un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 11 170 500 € revient à 558 525 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Statut d'occupation à Morlaix : 4 140 logements occupés par leur propriétaire, soit 51 % du parc. La décision d'engager un programme voté en assemblée générale y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Dans l'ordonnancement du chantier à Morlaix, un programme voté en assemblée générale mobilise un maître d'œuvre mandaté par le syndicat pendant dix-huit à trente mois, études comprises. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 117 050 € à 2 234 100 € sur le chiffrage retenu à Morlaix — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.