Sur ce territoire, le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local. On relève 68 % de propriétaires occupants, 226 résidences principales recensées, 156 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montsoreau est crédible.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Montsoreau, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario dimensionné au ras du seuil, qui bascule d'une classe au contrôle oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 6 600 € à 13 200 € à Montsoreau, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Solde du dossier à Montsoreau : la pièce déterminante est le rapport d'audit après travaux et l'attestation de fin de travaux. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Rapporté au plan de financement, le saut de classes représente de l'ordre de 165 % du montant plafonné retenu à Montsoreau. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Montsoreau, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 66 000 € comme le saut de classes, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Montsoreau correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus un scénario de gain de classes, de deux à quatre rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
La part de propriétaires occupants — 68 % à Montsoreau — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre, soit environ 153 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Montsoreau, la part de maisons atteint 94 % du parc (212 logements). Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cela signifie que l'atteinte du seuil de classe, qui se joue parfois à quelques kWh conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.