Reste la question du taux applicable : pour « isolation par l'extérieur à Montréal », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La proportion de maisons individuelles mesure le gisement réel de façades traitables par l'extérieur, et les données de Montréal le montrent nettement. On relève 161 habitants, un rattachement intercommunal à CC du Serein, 100 % de maisons individuelles, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montréal est crédible.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation thermique par l'extérieur à Montréal suppose R ≥ 3,7 m².K/W sur mur maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 21 850 € revient à 1 093 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Une moyenne de 1.77 personne(s) par logement à Montréal : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation thermique par l'extérieur avec le reste du bouquet.
Trésorerie du projet à Montréal : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle auxquels l'ITE participe.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, l'isolation thermique par l'extérieur facturé 21 850 € TTC à Montréal supporte 1 139 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de l'isolation thermique par l'extérieur. À Montréal, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Point de vigilance financier à Montréal : l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 185 € à 4 370 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 275 DPE pour 1 000 résidences principales à Montréal (25 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un façadier RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation thermique par l'extérieur.