La proportion de maisons individuelles mesure le gisement réel de façades traitables par l'extérieur, et les données de Montréal-la-Cluse le montrent nettement. On relève 45 % de propriétaires occupants, 2.22 personne(s) par logement, 1 609 résidences principales recensées, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montréal-la-Cluse est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Montréal-la-Cluse, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Mix de chauffage à Montréal-la-Cluse : 43 % d'électricité, 33 % de gaz, 5 % de fioul, 2 % de bois et 17 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation thermique par l'extérieur : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Montréal-la-Cluse, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation thermique par l'extérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Sur le cas type retenu à Montréal-la-Cluse — 110 m² en zone H1c — l'isolation thermique par l'extérieur porte sur environ 126 m² de façade. Au prix de marché observé, 150 à 230 € par m² de façade, le poste ressort entre 18 900 € et 28 980 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Montréal-la-Cluse : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de l'isolation thermique par l'extérieur ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
Exigence opposable à Montréal-la-Cluse : R ≥ 3,7 m².K/W sur mur. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation thermique par l'extérieur qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Énergie de chauffage en place : 38 % du parc reste au gaz ou au fioul à Montréal-la-Cluse, soit près de 610 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation thermique par l'extérieur, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
La séquence prime sur la vitesse : l'isolation thermique par l'extérieur occupe un façadier RGE durant quatre à sept semaines à Montréal-la-Cluse. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.