La structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable, et les données de Montmirail le montrent nettement. On relève 90 % de maisons individuelles, 66 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC du Pays de l'Huisne Sarthoise, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montmirail est crédible.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 105 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC du Pays de l'Huisne Sarthoise, 340 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Montmirail, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le parc local commande la faisabilité : sur 159 résidences principales, on estime 142 maisons individuelles (90 %) à Montmirail. La hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation du plancher bas.
Amortissement à Montmirail : le poste de 2 750 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 138 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
La logistique dépend de la densité : 366 habitants pour 159 résidences principales à Montmirail. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation du plancher bas, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Une moyenne de 2.30 personne(s) par logement à Montmirail : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation du plancher bas avec le reste du bouquet.
L'écueil le plus coûteux reste les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 275 € à 550 € sur le chiffrage retenu à Montmirail — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
L'écart entre profils est considérable à Montmirail : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Montmirail, le plancher bas en absorbe environ 7 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 238 € à 2 200 € selon la catégorie de ressources.