Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 2 803 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 58 % du parc, environ 3 331 logements occupés par leur propriétaire, 485 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Montlouis-sur-Loire, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Montlouis-sur-Loire, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 485 DPE pour 1 000 résidences principales à Montlouis-sur-Loire (2 352 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un ventiliste RGE et donc la date de démarrage possible pour la pose d'une ventilation mécanique.
Qui décide, et donc qui finance : 69 % de propriétaires occupants à Montlouis-sur-Loire, soit environ 3 331 logements. Pour la pose d'une ventilation mécanique, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Montlouis-sur-Loire, la VMC en absorbe environ 14 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 2 430 € à 4 320 € selon la catégorie de ressources.
Solde du dossier à Montlouis-sur-Loire : la pièce déterminante est la mesure des débits bouche par bouche. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Dans l'ordonnancement du chantier à Montlouis-sur-Loire, la pose d'une ventilation mécanique mobilise un ventiliste RGE pendant trois à cinq jours. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
L'écueil le plus coûteux reste des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 540 € à 1 080 € sur le chiffrage retenu à Montlouis-sur-Loire — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
À l'échelle intercommunale, à Montlouis-sur-Loire relève de CC Touraine-Est Vallées. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la pose d'une ventilation mécanique et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.