Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 110 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Montiers, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Montiers, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 3 300 € comme les combles, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Contexte urbain à Montiers : 169 résidences principales pour 392 habitants. Sur l'isolation des combles, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Qui décide, et donc qui finance : 92 % de propriétaires occupants à Montiers, soit environ 156 logements. Pour l'isolation des combles, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Structure du parc de Montiers : 97 % de maisons individuelles, soit environ 164 logements sur 169 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'isolation des combles, le poids réel de la ventilation de la sous-face de couverture dans les projets déposés.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 3 300 € pour l'isolation des combles à Montiers, soit 165 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que R ≥ 7 m².K/W en combles perdus, R ≥ 6 en rampants soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste la trappe d'accès et les spots encastrés laissés non traités. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 330 € à 660 € sur le chiffrage retenu à Montiers — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Dans l'ordonnancement du chantier à Montiers, l'isolation des combles mobilise un isolateur RGE pendant un à trois jours en soufflage. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.