Le gisement local se lit dans les mêmes données : 371 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 75 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC du Haut Vallespir. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Montferrer, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données de Montferrer le montrent nettement. On relève 2.08 personne(s) par logement, 39 diagnostics publiés par l'ADEME, 105 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montferrer est crédible.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Montferrer, la part de maisons atteint 87 % du parc (91 logements). Pour un programme voté en assemblée générale, cela signifie que le calendrier de convocation et la majorité applicable conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Trésorerie du projet à Montferrer : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle auxquels le programme collectif participe.
Qui décide, et donc qui finance : 71 % de propriétaires occupants à Montferrer, soit environ 75 logements. Pour un programme voté en assemblée générale, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 371 DPE pour 1 000 résidences principales à Montferrer (39 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et donc la date de démarrage possible pour un programme voté en assemblée générale.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 24 750 € à 49 500 € sur le chiffrage retenu à Montferrer — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Amortissement à Montferrer : le poste de 247 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 12 375 € par an. Encore faut-il que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Montferrer : que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle figure au devis, que un maître d'œuvre mandaté par le syndicat soit qualifié RGE à la date de signature, et que la levée des réserves lot par lot soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.