Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 130 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 900 kWh par an, soit près de 1 490 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Montferrat, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 490 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le choix du scénario change l'assiette : à Montferrat, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le CET chiffré autour de 2 400 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
L'écueil le plus coûteux reste l'appareil placé dans un local chauffé, qui refroidit la pièce qu'il ponctionne. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 240 € à 480 € sur le chiffrage retenu à Montferrat — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le solde se finance : à Montferrat, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le CET contribue déjà à 1 490 € d'économie annuelle attendue.
Trois pièces décident du versement à Montferrat : le devis portant un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur, l'attestation RGE de un plombier RGE et le relevé de température du local source après 48 h. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique à Montferrat est un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Montferrat, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 2 400 € pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique à Montferrat, soit 120 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.