La proportion de maisons individuelles mesure le gisement réel de façades traitables par l'extérieur, et les données de Montérolier le montrent nettement. On relève 45 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.51 personne(s) par logement, 591 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montérolier est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation thermique par l'extérieur à Montérolier suppose R ≥ 3,7 m².K/W sur mur maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 25 080 € revient à 1 254 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Montérolier correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation thermique par l'extérieur rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Contexte urbain à Montérolier : 235 résidences principales pour 591 habitants. Sur l'isolation thermique par l'extérieur, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Montérolier, l'ITE en absorbe environ 63 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 11 286 € à 20 064 € selon la catégorie de ressources.
Statut d'occupation à Montérolier : 204 logements occupés par leur propriétaire, soit 87 % du parc. La décision d'engager l'isolation thermique par l'extérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Trois pièces décident du versement à Montérolier : le devis portant R ≥ 3,7 m².K/W sur mur, l'attestation RGE de un façadier RGE et le relevé photographique des points singuliers avant enduit. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'écueil le plus coûteux reste l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 508 € à 5 016 € sur le chiffrage retenu à Montérolier — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.