La structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable, et les données de Montebourg le montrent nettement. On relève environ 557 logements chauffés au gaz ou au fioul, 586 diagnostics publiés par l'ADEME, 1 925 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Montebourg est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Montebourg, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de propriétaires occupants — 41 % à Montebourg — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 406 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 265 € à 530 € à Montebourg, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Combien de logements concernés ? À Montebourg, 557 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (57 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'isolation du plancher bas produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 7 % du plafond applicable à Montebourg pour le plancher bas. Traduit en aide effective, cela donne 2 120 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 1 193 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
La logistique dépend de la densité : 1 925 habitants pour 980 résidences principales à Montebourg. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation du plancher bas, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Amortissement à Montebourg : le poste de 2 650 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 133 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 598 DPE pour 1 000 résidences principales à Montebourg (586 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un isolateur intervenant en sous-sol et donc la date de démarrage possible pour l'isolation du plancher bas.