Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Monbéqui, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 600 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : environ 192 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Grand Sud Tarn-et-Garonne, 258 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Monbéqui, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur l'isolation thermique par l'extérieur chiffré 26 220 € TTC à Monbéqui, cela correspond à environ 1 367 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Monbéqui : que R ≥ 3,7 m².K/W sur mur figure au devis, que un façadier RGE soit qualifié RGE à la date de signature, et que le relevé photographique des points singuliers avant enduit soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Amortissement à Monbéqui : le poste de 26 220 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 311 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3,7 m².K/W sur mur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Trésorerie du projet à Monbéqui : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 600 € d'économie annuelle auxquels l'ITE participe.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Monbéqui relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation thermique par l'extérieur s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Le parc local commande la faisabilité : sur 248 résidences principales, on estime 238 maisons individuelles (96 %) à Monbéqui. Le règlement d'urbanisme et l'alignement sur voirie y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation thermique par l'extérieur.
Statut d'occupation à Monbéqui : 192 logements occupés par leur propriétaire, soit 77 % du parc. La décision d'engager l'isolation thermique par l'extérieur y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.