Sur ce territoire, le nombre de résidences principales concernées donne l'ordre de grandeur du parc à ventiler après isolation. On relève 65 % de propriétaires occupants, 172 diagnostics publiés par l'ADEME, 98 % de maisons individuelles, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Miré est crédible.
Nous raisonnons à Miré sur un logement de 115 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Même projet, aides très différentes : sur la pose d'une ventilation mécanique à Miré, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Miré. La VMC pesant environ 5 400 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.60 personne(s) par logement en moyenne à Miré, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La pose d'une ventilation mécanique se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Miré, sur une base de 115 m² en zone H2b, la pose d'une ventilation mécanique représente de l'ordre de 4 bouche d'extraction. Multiplié par un prix unitaire de 900 à 1 800 €, on obtient une fourchette de 3 600 € à 7 200 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Miré, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 530 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
La part de propriétaires occupants — 65 % à Miré — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la pose d'une ventilation mécanique, soit environ 264 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Miré, en zone H2b, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la pose d'une ventilation mécanique et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.