à Mirambeau, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève un rattachement intercommunal à CC de la Haute Saintonge, 308 diagnostics publiés par l'ADEME, 1 520 habitants, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mirambeau est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Mirambeau, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Trois pièces décident du versement à Mirambeau : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Exigence opposable à Mirambeau : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Trésorerie du projet à Mirambeau : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
La séquence prime sur la vitesse : la sortie d'une étiquette F ou G occupe un accompagnateur agréé et un groupement RGE durant quatre à huit mois, audit compris à Mirambeau. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Mirambeau, sur une base de 105 m² en zone H2c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 71 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 988 000 € à 3 905 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Périmètre de consultation conseillé pour la sortie d'une étiquette F ou G : Charente-Maritime. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Mirambeau, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Le parc local commande la faisabilité : sur 740 résidences principales, on estime 596 maisons individuelles (81 %) à Mirambeau. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.