Les données publiques dessinent un gisement précis : 256 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 1 343 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de Métropole d'Aix-Marseille-Provence. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Mimet, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Mimet sur un logement de 115 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 300 kWh par an, soit près de 1 320 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le choix du scénario change l'assiette : à Mimet, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 24 354 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Mimet, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Mimet, en zone H3, cela ramène 8 945 à 13 418 kWh par an, valorisés 961 € à 1 441 € au tarif conventionnel 2026.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Mimet suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 24 354 500 € revient à 1 217 725 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Calendrier administratif à Mimet : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager la remise à niveau d'un logement mis en location avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
Structure du parc de Mimet : 94 % de maisons individuelles, soit environ 1 563 logements sur 1 658 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Mimet, le logement de référence de 115 m² situé en zone H3 en compte environ 727 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 15 994 000 € et 32 715 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.