Reste le financement du solde : sur le cas type à Migré, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « sortie passoire thermique à Migré », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la sortie d'une étiquette F ou G à Migré, élargir la consultation à l'ensemble du département (Charente-Maritime) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Migré correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 784 500 € pour la sortie d'une étiquette F ou G à Migré, soit 89 225 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que l'atteinte d'une étiquette D au minimum soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Migré, la sortie de passoire en absorbe environ 4461 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la sortie d'une étiquette F ou G chiffré 1 784 500 € TTC à Migré, cela correspond à environ 93 031 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Migré, sur une base de 110 m² en zone H2c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 43 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 204 000 € à 2 365 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 178 450 € à 356 900 € à Migré, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.