La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Miers. On relève 60 diagnostics publiés par l'ADEME, 218 résidences principales recensées, 94 % de maisons individuelles, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Miers est crédible.
Reste la question du taux applicable : pour « sortie passoire thermique à Miers », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la sortie d'une étiquette F ou G à Miers, élargir la consultation à l'ensemble du département (Lot) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Miers. La sortie de passoire pesant environ 1 950 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Miers relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
À la réception à Miers, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Le parc local commande la faisabilité : sur 218 résidences principales, on estime 205 maisons individuelles (94 %) à Miers. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Exigence opposable à Miers : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la sortie d'une étiquette F ou G chiffré 1 950 500 € TTC à Miers, cela correspond à environ 101 685 € de taxe, contre le triple au taux normal.