La lecture du parc complète l'analyse : 405 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC de Puisaye-Forterre, environ 221 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Mézilles, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Mézilles, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 405 DPE pour 1 000 résidences principales à Mézilles (113 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un plaquiste RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation par l'intérieur.
Qui décide, et donc qui finance : 79 % de propriétaires occupants à Mézilles, soit environ 221 logements. Pour l'isolation par l'intérieur, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
À l'échelle intercommunale, à Mézilles relève de CC de Puisaye-Forterre. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'isolation par l'intérieur et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation par l'intérieur traite 12 à 22 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Mézilles, en zone H1c, cela ramène 3 011 à 5 520 kWh par an, valorisés 323 € à 593 € au tarif conventionnel 2026.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Mézilles, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation par l'intérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
À la réception à Mézilles, le document déterminant est le test d'étanchéité à l'air après pose. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 950 € à 1 900 € sur le chiffrage retenu à Mézilles — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.