La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Mézières-en-Vexin. On relève 49 diagnostics publiés par l'ADEME, 607 habitants, un rattachement intercommunal à CA Seine Normandie Agglomération, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mézières-en-Vexin est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Statut d'occupation à Mézières-en-Vexin : 229 logements occupés par leur propriétaire, soit 90 % du parc. La décision d'engager la sortie d'une étiquette F ou G y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Mézières-en-Vexin, sur une base de 110 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 33 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 924 000 € à 1 815 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le choix du scénario change l'assiette : à Mézières-en-Vexin, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 1 369 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La logistique dépend de la densité : 607 habitants pour 255 résidences principales à Mézières-en-Vexin. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la sortie d'une étiquette F ou G, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 136 950 € à 273 900 € sur le chiffrage retenu à Mézières-en-Vexin — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le solde se finance : à Mézières-en-Vexin, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie de passoire contribue déjà à 1 620 € d'économie annuelle attendue.
Côté performance, la sortie d'une étiquette F ou G pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Mézières-en-Vexin en zone H1a, cela représente entre 12 355 et 17 845 kWh évités par an, soit 1 327 € à 1 917 € de facture en moins au tarif de référence 2026.