Reste la question du taux applicable : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Meunet-sur-Vatan », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Meunet-sur-Vatan, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le parc local commande la faisabilité : sur 88 résidences principales, on estime 86 maisons individuelles (98 %) à Meunet-sur-Vatan. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Une moyenne de 2.25 personne(s) par logement à Meunet-sur-Vatan : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1b applicable à Meunet-sur-Vatan correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Meunet-sur-Vatan compte 198 habitants et 88 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Qui décide, et donc qui finance : 80 % de propriétaires occupants à Meunet-sur-Vatan, soit environ 70 logements. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Point de vigilance financier à Meunet-sur-Vatan : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 130 650 € à 261 300 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Meunet-sur-Vatan, sur une base de 110 m² en zone H1b, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 39 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 858 000 € à 1 755 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.