à Mestes, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 341 habitants, un rattachement intercommunal à CC Haute-Corrèze Communauté, 150 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mestes est crédible.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Mestes, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Mestes relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Solde du dossier à Mestes : la pièce déterminante est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
La part de propriétaires occupants — 86 % à Mestes — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 129 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Mestes, sur une base de 110 m² en zone H2c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 31 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 868 000 € à 1 705 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 128 650 € à 257 300 € sur le chiffrage retenu à Mestes — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La séquence prime sur la vitesse : la sortie d'une étiquette F ou G occupe un accompagnateur agréé et un groupement RGE durant quatre à huit mois, audit compris à Mestes. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 286 500 € pour la sortie d'une étiquette F ou G à Mestes, soit 64 325 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que l'atteinte d'une étiquette D au minimum soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.