L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation plancher bas à Merville », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
à Merville, la structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable. On relève 2.44 personne(s) par logement, 64 % de propriétaires occupants, 9 808 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Merville est crédible.
Contexte urbain à Merville : 4 022 résidences principales pour 9 808 habitants. Sur l'isolation du plancher bas, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 426 DPE publiés par l'ADEME à Merville, soit 355 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur intervenant en sous-sol, dont l'intervention sur l'isolation du plancher bas dure deux à quatre jours.
Énergie de chauffage en place : 51 % du parc reste au gaz ou au fioul à Merville, soit près de 2 067 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation du plancher bas, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Une moyenne de 2.44 personne(s) par logement à Merville : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation du plancher bas avec le reste du bouquet.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation du plancher bas à Merville suppose R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 900 € revient à 145 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le solde se finance : à Merville, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le plancher bas contribue déjà à 1 700 € d'économie annuelle attendue.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Merville relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'isolation du plancher bas s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.