à Méru, la structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable. On relève environ 2 202 logements chauffés au gaz ou au fioul, 59 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CC des Sablons, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Méru est crédible.
La lecture du parc complète l'analyse : un bassin de travaux structuré autour de CC des Sablons, de l'ordre de 3 081 maisons individuelles, 551 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Méru, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, l'isolation du plancher bas facturé 3 000 € TTC à Méru supporte 156 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Trois pièces décident du versement à Méru : le devis portant R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé, l'attestation RGE de un isolateur intervenant en sous-sol et le contrôle de continuité en périphérie. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Rapporté au plan de financement, le plancher bas représente de l'ordre de 8 % du montant plafonné retenu à Méru. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 2 400 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 350 €.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.66 personne(s) par résidence principale à Méru, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 120 m², que l'isolation du plancher bas doit être dimensionné.
Le solde se finance : à Méru, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le plancher bas contribue déjà à 1 770 € d'économie annuelle attendue.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 2 202 logements à Méru sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 42 % du parc. Pour l'isolation du plancher bas, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
La structure énergétique locale (41 % gaz, 1 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Méru) explique pourquoi l'isolation du plancher bas n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.