Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Merléac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Merléac, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la pose d'une ventilation mécanique et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Point de vigilance financier à Merléac : des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 540 € à 1 080 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Merléac : que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux figure au devis, que un ventiliste RGE soit qualifié RGE à la date de signature, et que la mesure des débits bouche par bouche soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Merléac compte 481 habitants et 217 logements principaux. Pour la pose d'une ventilation mécanique, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la pose d'une ventilation mécanique à Merléac suppose un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 5 400 € revient à 270 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Merléac, la VMC en absorbe environ 14 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 2 430 € à 4 320 € selon la catégorie de ressources.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 82 DPE publiés par l'ADEME à Merléac, soit 378 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un ventiliste RGE, dont l'intervention sur la pose d'une ventilation mécanique dure trois à cinq jours.