Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Méreuil, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : un bassin de travaux structuré autour de CC du Sisteronais-Buëch, de l'ordre de 39 maisons individuelles, environ 33 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Méreuil, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 8196 % du plafond applicable à Méreuil pour la sortie de passoire. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la sortie d'une étiquette F ou G facturé 3 278 500 € TTC à Méreuil supporte 170 917 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Méreuil, en zone H3, cela ramène 10 064 à 14 536 kWh par an, valorisés 1 081 € à 1 561 € au tarif conventionnel 2026.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Méreuil. La sortie de passoire pesant environ 3 278 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.51 personne(s) par résidence principale à Méreuil, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 115 m², que la sortie d'une étiquette F ou G doit être dimensionné.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 327 850 € à 655 700 € sur le chiffrage retenu à Méreuil — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Méreuil, sur une base de 115 m² en zone H3, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 79 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 2 212 000 € à 4 345 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.