Le chiffrage type publié sur cette page part de 105 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 24 logements occupés par leur propriétaire, 423 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC du Val d'Orne. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Ménil-Vin, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La part de propriétaires occupants — 93 % à Ménil-Vin — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation thermique par l'extérieur, soit environ 24 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 423 DPE pour 1 000 résidences principales à Ménil-Vin (11 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un façadier RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation thermique par l'extérieur.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation thermique par l'extérieur à Ménil-Vin suppose R ≥ 3,7 m².K/W sur mur maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 22 990 € revient à 1 150 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Exigence opposable à Ménil-Vin : R ≥ 3,7 m².K/W sur mur. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation thermique par l'extérieur qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Point de vigilance financier à Ménil-Vin : l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 2 299 € à 4 598 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Ménil-Vin, sur une base de 105 m² en zone H1a, l'isolation thermique par l'extérieur représente de l'ordre de 121 m² de façade. Multiplié par un prix unitaire de 150 à 230 €, on obtient une fourchette de 18 150 € à 27 830 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le solde se finance : à Ménil-Vin, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'ITE contribue déjà à 1 550 € d'économie annuelle attendue.