Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Ménil-Hermei, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « isolation par l'intérieur à Ménil-Hermei », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 1 090 € à 2 180 € à Ménil-Hermei, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le choix du scénario change l'assiette : à Ménil-Hermei, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITI chiffré autour de 10 900 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La part de propriétaires occupants — 83 % à Ménil-Hermei — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation par l'intérieur, soit environ 71 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
La logistique dépend de la densité : 208 habitants pour 86 résidences principales à Ménil-Hermei. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation par l'intérieur, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Ménil-Hermei, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation par l'intérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 395 DPE pour 1 000 résidences principales à Ménil-Hermei (34 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un plaquiste RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation par l'intérieur.
Une moyenne de 2.42 personne(s) par logement à Ménil-Hermei : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation par l'intérieur avec le reste du bouquet.