La lecture du parc complète l'analyse : de l'ordre de 658 maisons individuelles, 259 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA Riom Limagne et Volcans. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Ménétrol, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 80 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CA Riom Limagne et Volcans, 2.28 personne(s) par logement, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Ménétrol est crédible.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 182 600 € à 365 200 € sur le chiffrage retenu à Ménétrol — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Ménétrol, la sortie de passoire en absorbe environ 4565 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
La part de propriétaires occupants — 80 % à Ménétrol — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 572 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le solde se finance : à Ménétrol, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie de passoire contribue déjà à 1 620 € d'économie annuelle attendue.
Trois pièces décident du versement à Ménétrol : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 259 DPE pour 1 000 résidences principales à Ménétrol (186 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et donc la date de démarrage possible pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Ménétrol suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 826 000 € revient à 91 300 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.