Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Melun, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 15 540 logements collectifs à Melun (86 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 43 % à Melun — de l'ordre de 7 770 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
14 % des logements diagnostiqués à Melun sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 73 % de bailleurs dans le parc à Melun, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est isolation de toiture-terrasse d'immeuble : étanchéité, acrotères, dernier étage, appliquée au parc à Melun et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.