Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Mello, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : 366 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 183 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC Thelloise. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Mello, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
À la réception à Mello, le document déterminant est le constat de décence après travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
À l'échelle intercommunale, à Mello relève de CC Thelloise. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la remise à niveau d'un logement mis en location et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Mello. Le logement loué pesant environ 2 914 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Mello relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
La part de propriétaires occupants — 67 % à Mello — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 163 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 2 914 500 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Mello, soit 145 725 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.47 personne(s) par résidence principale à Mello, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 115 m², que la remise à niveau d'un logement mis en location doit être dimensionné.